Publié dans Société

Crise nutritionnelle - Le grand Sud en phase d’alerte élevée

Publié le dimanche, 14 décembre 2025

La malnutrition aiguë s’aggrave dans le grand Sud, en particulier dans le District d’Ikongo entre mai 2025 et avril 2026. Selon l’« Integrated Food Security Phase Classification » (IPC), 558.000 enfants de moins de cinq ans sont déjà touchés ou menacés. Parmi eux, 155.600 souffrent ou risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère (MAS), tandis que 402.400 présentent des signes de malnutrition aiguë modérée (MAM). En parallèle, environ 38.500 femmes enceintes ou allaitantes sont également concernées. 

 

Depuis plusieurs mois, les Districts d’Amboasary-Sud et Ikongo sont classés en phase 3 (grave) du Cadre intégré de classification de la malnutrition. Mais la situation continue de se détériorer. Cinq autres Districts devraient rejoindre cette catégorie entre octobre 2025 et janvier 2026. De plus, Ikongo et Amboasary-Sud pourraient atteindre la phase 4 (critique) entre février et avril 2026, selon les prévisions. Plusieurs facteurs expliquent cette crise. « La faible consommation alimentaire fragilise les ménages. La hausse du prix des denrées réduit l’accès à une alimentation suffisante. De plus, les maladies infantiles comme la diarrhée et le paludisme restent fréquentes. Enfin, le système de santé, déjà fragile, peine à répondre aux besoins. A cela s’ajoutent les chocs climatiques et socio-économiques qui accentuent la vulnérabilité des familles », a expliqué la source.

Mobilisation

Certes, les effets des dernières récoltes atténuent momentanément la gravité de la crise. Cependant, la vulnérabilité structurelle persiste. Sans intervention urgente et coordonnée, la survie de nombreux enfants demeure en danger. Face à cette situation alarmante, les autorités redoublent d’efforts. La célébration de la 20ème Journée nationale de la nutrition (JNN), clôturée hier à Ambositra, Région d’Amoron’i Mania, illustre cette volonté d’action. Cet événement a également marqué les 20 ans d’existence de l’Office national de la nutrition (ONN). Le thème, « 20 ans d’engagement pour une population malagasy bien nourrie : ensemble, intensifions le développement de la nutrition ! », a mis en avant l’importance de la mobilisation collective. 

Le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), via le Service de sécurité alimentaire et nutritionnelle (SSAN), a présenté ses initiatives pour promouvoir une agriculture sensible à la nutrition et valoriser les productions locales. Cette institution s’engage également à renforcer des systèmes alimentaires durables afin de garantir une alimentation équilibrée aux communautés rurales. De son côté, l’ONN continue d’appliquer le Plan national d’action multisectorielle pour la nutrition (PNAMN IV) et la Politique nationale de nutrition (PNN 2022-2030). Ces efforts visent à réduire la malnutrition et protéger les enfants et les femmes dans tout le pays.

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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